Après avoir enregistré plusieurs EP, le groupe lillois Shiko Shiko publie aujourd'hui son premier album, intitulé Best New Bestiole. Vous pouvez écouter, télécharger et acheter le disque sur http://shikoshiko.bandcamp.com/album/best-new-bestiole. Arnaud exige le clip !
Un grand bravo à Asthro qui a reconnu le morceau du blind test n°26 : il s'agissait bien de Come To Daddy par Aphex Twin. J'avais choisi ce morceau spécialement pour halloween, et vous allez comprendre pourquoi en regardant le clip :
Pour comparaison, je vous remets la version massacrée dans ma chambre :
Aphex Twin est l'un des multiples pseudonymes de Richard D. James, compositeur de musique électronique parmi les plus innovants et influents depuis le début des années 1990. Acid house, ambient et jungle furent ces terrains de jeux avant qu'il ne perce auprès du grand public en 1997 avec Come To Daddy. Ce morceau qui mélange metal et jungle est unique dans sa discographie, il déclara d'ailleurs qu'il s'agissait d'une "blague" ou d'un "jingle merdique" qu'il a enregistré un jour parce qu'il s'ennuyait. D'autres y virent une parodie de ce que The Prodigy produisaient à la même époque.
Un deuxième succès d'Aphex Twin fut Windowlicker, que je vous recommande particulièrement. Comme pour Come To Daddy, c'est Chris Cunningham qui se chargea du clip, et encore une fois le résultat est pour le moins marquant !
On m'a demandé comment j'ai réalisé ma version, c'est assez simple et accessible à tous.
Tout d'abord, comme pour mes précédents blind tests, j'ai fait une piste de percussions avec le logiciel libre de boîte à rythme Hydrogen.
Ensuite comme je ne suis pas guitariste j'ai emprunté la six cordes de mon frère et poussé la fuzz à fond.
Pour enregistrer et mixer le tout, encore un logiciel libre : Audacity.
Pour la voix, comme je l'ai enregistrée à la rache à 2h du matin, impossible de crier comme dans l'original, mes voisins n'auraient pas apprécié !
Non seulement Asthro a une culture musicale sans faille, mais en plus c'est un bidouilleur bien plus doué que moi : je vous invite à le constater en jetant un coup d'œil sur son site asthrolab.fr
Après près d'un an de suspens, le dernier blind test a été reconnu... Cet événement m'a donné envie de revenir sur son prédécesseur qui, lui, n'avait pas tenu 3 semaines...
Que dire à propos de ce morceau, a part qu'il a un clip vraiment ridicule ? Peut-être que j'ai dansé là-dessus en... 1999, il y a donc prescription. Ou encore qu'il s'agit d'un remix de la musique d'un jeu vidéo de 1984 : Lazy Jones, sur Commodor 64.
Pour comparaison, voilà la version du blind test :
J'ai utilisé les instruments suivants : Hydrogen pour les percussions, eSpeak pour la voix, et mon vieux Casio pour le reste. Le tout mixé avec Audacity. Aucun logiciel propriétaire n'a blessé mon PC pendant l'enregistrement.
Ça faisait longtemps que je n'avais pas posté un petit morceau de la semaine... et pourtant, ces derniers mois, plein de bonnes choses me sont passées entre les oreilles. Tellement que je ne peux pas tout garder pour moi ! Alors écoutez vite Here Dead He Lies par BRNS.
J'aime quand les premières parties de concerts me permettent de faire de bonnes découvertes. C'est souvent le cas au Grand Mix, et parfois les challengers sont encore meilleurs que les têtes d'affiche. C'était notamment le cas il y a un mois : alors que Django Django (sensation du moment...) ne m'a pas emballé outre mesure, je n'ai pas perdu ma soirée car elle était ouverte par BRNS.
BRNS sur scène c'est un batteur qui frappe et chante comme si sa vie en dépendait, un guitariste aux riffs et solos venus d'ailleurs, des claviéristes qui empilent les nappes pour brouiller les pistes. Franchement, ça surprend et ça dépote. Ils vont beaucoup tourner cet été, et passerons notamment par Dour, ne les ratez pas.
Alors je suis rentré avec le disque. Wounded est un mini album 7 titres (35 minutes) qui venait de sortir (la veille du concert il me semble). La musique y est moins brute que sur scène mais tout aussi intense. Les textes sont répétés comme des incantations et la musique vous porte loin. Depuis la galette ne s'est pas trop éloigné du mange disque, et je ne pense pas m'en lasser de sitôt...
Si vous vous posiez la question, BRNS se prononce Brains. Pourtant leur musique me semble plus instinctive que cérébrale. Ils viennent de Bruxelles et vous pouvez les retrouver sur brns.be ou écouter leur album sur brns.bandcamp.com.
Ils méritent mieux que ce billet écrit à la va-vite... Ce sont les HeadShakers, dont je vous propose le titre "I May Be White (But My Heart Is Black)". Écoutez-moi ça !
La puissance de la funk ? Allez la chercher chez The HeadShakers. Ces huit lillois, musiciens de jazz et issus du conservatoire, n'ont qu'un but : vous faire bouger la tête (et le reste : shake your head... and your ass will follow ?). Il faut reconnaître qu'ils se débrouillent bien pour ça, comme j'ai pu le découvrir l'automne dernier au Tourcoing Jazz Festival.
Quel plaisir de les retrouver vendredi à la Maison Folie de Moulins où ils fêtaient la sortie de leur nouveau CD "We Jazz We Rock We Funk" (3 titres, voire plus). Si vous aussi souhaitez tenter l'expérience, retrouvez leur agenda des concerts sur leur myspace. Ils seront par exemple le samedi 14 avril (dans une semaine) aux Arcades à Faches Thumesnil.
Vous avez certainement remarqué qu'en ce moment tout le monde (enfin, surtout les publicitaires, voire les politiques) caricaturent nos voisins allemands. Toujours les même préjugés : prononciation dure, discours peu subtil, vocabulaire limité...
Pour remédier à ça je vous propose une chanson garantie “Deutsche Qualität". Voici Keine Melodien par les berlinois de Jeans Team en 2000 :
Et vous, quels morceaux allemands vous donnent envie de dire "Ich bin melomane" ?
Bien qu'une semaine complète soit passée, on nous fait encore tout un plat de la mort Whitney Houston [1]... Alors que quand Jimmy Castor [2] est mort le mois dernier, c'est passé quasiment inaperçu. Quelle injustice ! Alors Troglodyte des Jimmy Castor Bunch sera notre morceau de la semaine.
Jimmy Castor est un saxophoniste et chanteur américain, à l'origine du funk furieux que vous venez d'entendre. It's Just Begun, l'album de 1972 dont il est issu, est un concentré de grooves ravageurs qui a fourni en samples les plus grands classiques du hip-hop et de la house.
Parce que je n'avais pas réservé de places samedi dernier, j'ai failli, une fois de plus, rater June Bug en concert. Comme la chance a finalement joué en ma faveur, Not perfect sera le morceau de cette semaine.
Mauvaise organisation : « réserver ? pour quoi faire ? » ...
Retard : « de toute façon, les concerts commencent toujours une heure après l'horaire annoncé » ...
Changement de programme de dernière minute : « sinon, on peut juste aller boire une bière » ...
Il y a mille façons de rater un concert, et j'en ai certainement expérimenté plusieurs pour passer à côté de June Bug si longtemps. C'est enfin réparé grâce à la dernière soirée du Tour de Chauffe 2011.
June Bug c'est d'abord des jolies chansons bien chantées, bien accompagnées de ukulélé, mais aussi de banjo, de contrebasse... Et puis c'est très frais. On aurait envie de caler ça dans l'autoradio d'un petit van magique et de tailler la route. Ce serait parfait avec le soleil de juin, mais il faut reconnaître que c'est pas mal non plus avec le froid de décembre.
Tiens, comme je n'ai pas la télé, j'ai même loupé June Bug à Taratata, c'est pour dire ! Accompagnée de deux têtes qu'on a déjà vues ici et là d'ailleurs.
Un en-cas dans l'attente du premier album prévu pour 2012 : Shiko Shiko sortira demain (le 11/11/11, vous pouvez le retenir) un quatrième EP intitulé Ohayô Recooked.
Ils remettent en fait le couvert de Ohayô, leur 3e EP, dans une version entièrement remixée. Aux fourneaux ils seront accompagnés de Janski Beeeats, Krazy Baldhead, Luminocolor et Two Left Ears, qui apportent chacun leurs ingrédients préférés. A goûter chaud.
En cette nuit d'Halloween, un enregistrement effrayant (ou presque), réalisé dans la plus grande tradition de mes blind tests... particulièrement à l'arrache !
Est-il nécessaire de rappeler le but du jeu ? Je reproduis de manière artisanale un morceau plus ou moins connu, et vous devez retrouver le titre et l'interprète original. Le premier qui propose la bonne réponse dans les commentaires a gagné !
Softly Spoken Magic Spells, le groupe lillois de rock sombre et planant, sortira le 5 novembre 2011 un nouveau disque auto-produit intitulé Jonie and Clive. Avec ses 10 titre, il s'agit du premier album du groupe après 3 EP sortis depuis 2003.
Pour fêter la sortie, un concert est organisé le samedi 5 novembre à la Maison Folie de Moulins (Lille). Il est possible d'y acheter vos places dès aujourd'hui.
Encore plus impatient ? Une soirée d'écoute en avant-première est organisée le jeudi 3 novembre dès 19h à L'Amul Solo, 9 rue des Arts (Lille).
Je dois le reconnaître, il y a un peu de copinage dans la sélection de cette semaine ! Le groupe de notre Ahmadou à nous a mis en lignes quelques premiers enregistrements, dont Sugar, que je invite à écouter dès maintenant.
Alwan est donc un groupe de la métropole Lilloise qui mêle reggae, blues, soul, et grooves du monde entier. Après à peine un an d'existence, le groupe composé de Ahmadou (chant et guitare), Marie (chant), Sylvain (basse), Rémy (percussions) et Antoine (guitare & ukulélé) a déjà enregistré 8 titres que vous pouvez écouter à loisir sur leur page reverbnation.
Si vous suivez notre agenda des concerts, vous avez remarqué qu'Alwan assurera sa première prestation en public ce mercredi 15 juin. Alors venez nombreux au Salsero à Lille !
Qu'il était bon ce week-end, allongé d'une journée non travaillée et gratifié d'un beau soleil ! Pour l'autoradio, sur la route de la côte, je m'étais sélectionné quelque disques de saison. Parmi eux : Le Cadeau, album tout frais de Kitoslev, et Al Andalus, dernier album de El Kado.
C'est de ce dernier que je vous parlerai aujourd'hui, et plus particulièrement de Yemma, le morceau de la semaine que je vous invite à écouter ci-dessous.
El Kado est un guitariste originaire de Wattrelos, inspiré par les musiques flamenco et orientales. Il a déjà composé trois albums : Tourbillons en 2002, Arabesques en 2004 et enfin Al Andalus en 2009. Si vous vous baladez sur la Grand Place de Lille le samedi après-midi, il n'est pas impossible que vous l'y voyez jouer...
D'après wikipedia, Yemma désignerait la mère en kabyle. Si vous ne savez pas quoi offrir à la vôtre dans un mois, pourquoi pas un album d'El Kado ?
Peut-être avez-vous constaté un fort ralentissement des publications sur le site. Soyez rassurés, nous n'avons pas décidé de le laisser mourir, bien au contraire : nous préparons ni plus ni moins le nouveau départ de dansmachambre.fr.
Chose promise chose due, voici le quatrième épisode du podcast de dansmachambre.fr, pour une émission spéciale consacrée au stoner rock.
Au sommaire : les interviews des groupes Little Boy, Poncharello, ZOE et Glowsun, grâce à qui vous saurez tout du courant. Et comme toujours, une fine sélection de musique libre !
Difficile de décrire la musique de Shiko Shiko. Elle ne semble appartenir à aucun style et ne respecter aucune règle. À vrai dire, je crois que c'est même sa principale qualité ! Jugez par vous-même en écoutant ce nouveau morceau de la semaine : le tout frais Xylophono.
Vous avez certainement déjà entendu le nom de Shiko Shiko, ce groupe nordiste, composé de quatre hyperactifs, dont nous vous avons déjà parlé à plusieurs reprises, sans jamais réussir à les décrire parfaitement. Certains leur collent parfois l'étiquette "noise", à tort je pense : ils ne se prennent pas assez au sérieux pour qu'on puisse les associer à cette scène. Même si je crois me souvenir d'un concert lancé en ces termes : on s'appelle Shiko Shiko et on fait du bruit !.
C'est aujourd'hui qu'est sorti leur troisième EP, intitulé Ohayô (bonjour en japonais ?), que vous pouvez écouter et acheter sur shikoshiko.bandcamp.com. Ne vous fiez pas aux premières secondes du titre Kegadoru. Après les pizzicati et la voix posée arrive la déferlante que certains qualifieraient de math rock (mais bon, les étiquettes, ce n'est pas trop notre truc ! post-rock peut-être ?)
Et c'est parti pour une douzaine de minutes de course effrénée dans la folie du groupe. Parmi les ingrédients : des guitares rock bien sûr, mais surtout des rythmes tribaux, des riffs au synthé qui semblent repiqués de jeux d'arcades, des accélérations de montagnes russes, des dérapages contrôlés (ou pas ?)... On ne sait plus trop où commencent et où finissent les morceaux, tellement Shiko Shiko nous emmène de surprise en surprise. Et pourtant, c'est un 4 titres. Et ça s'appelle Ohayô, et c'est disponible dès aujourd'hui, au cas où vous l'auriez oublié.
On les aime en concert : survoltés, ils partent dans tous les sens, et finissent régulièrement dans le public. Pour vivre ça dans une salle près de chez vous, surveillez les prochaine dates sur leur page myspace.
Faîtes-vous partie de ces gens qui, dans les situations exceptionnelles, ne trouvent jamais la bonne phrase et prononcent toujours la plus maladroite ? Je crois que j'en suis un beau spécimen ! Vous comprendrez donc pourquoi, après la naissance récente du petit Antoine, je me suis retrouvé dans la chanson que je vous propose cette semaine : Autour du Berceau par Les Blaireaux.
Originaires de Lille, Les Blaireaux poussent la chansonnette depuis 1999. Durant toutes ces années, ils ont eu le temps de nous proposer 7 disques remplis de belles mélodies, textes soignés et humour raffiné. Le morceau de cette semaine est issu de Parades prénuptiales, leur album de 2007.
Mais Les Blaireaux brillent aussi en concert ! Vous avez envie de le vérifier ? Ils parcourent cette année la France à l'occasion de la tournée de Bouquet d'Orties, leur dernier album. Par exemple, les Lillois pourront les écouter le mercredi 16 (dans 2 semaines !) au Théâtre Sébastopol. Consultez les autres dates sur le calendrier du site officiel.
Ceux qui suivent le podcast l'ont certainement remarqué, il y a un mot que nous utilisons de plus en plus souvent : le fameux « stoner ». En effet, beaucoup de groupes parmi nos préférés semblent avoir pour point commun de porter cette étiquette. Mais hélas, vous l'aurez constaté, il est difficile d'en saisir la signification exacte !
Le week-end dernier avait lieu à Croix le premier festival Stoner, qui réunissait quatre des principaux groupes du mouvement sur la région. Nous ne pouvions pas laisser passer l'occasion d'obtenir l'information à la source ! Nous avons donc demandé à Little Boy, Poncharello, Glowsun et ZOE de nous donner leur définition du Stoner.
Le résultat de notre enquête ? Un dossier spécial que nous vous proposerons dans les prochains jours. Vous y découvrirez les origines du genre, les spécificités de ses sonorités, ses groupes et albums de référence, le tout raconté et expliqué par ceux qui le font vivre. Et si vous avez envie d'y goûter aussi, vous prendrez note des prochains disques et concerts qu'ils vous recommandent.
Merci à l'équipe de la MJC de Croix qui nous a permis de passer une excellente soirée, et aussi et surtout aux groupes qui nous ont offert un peu de leur temps, de leur culture et de leur bonne humeur !
Si vous avez envie d'écouter nos voix fatiguées à la sortie du festival, écoutez cet enregistrement nocturne :
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